SL : speculation sur le foncier

On gagera que Second Life est le spot du moment pour quelques milliers d'hexagoniens. Ainsi pourra-t-on les appeler bientôt dans la sphère SL. La plupart ne sont pas résidents permanents sur les îles qui composent l’immense archipel de SL. De fait, on y réfléchit à deux fois car il faut investir dans le foncier pour cela. En bref acquérir son propre îlot. Et la spéculation va bon train. En Lindens dollars certes, mais tout cela se convertit en argent bel et bien réel, sonnant et trébuchant. Dans la monnaie de l’Oncle Sam d’abord, mais l’internaute peut y convertir toute valeur ou bien propre acquis dans Second Life. Conséquence , les établissements bancaires y fleurissent. Les agences immobilières « virtuelles » aussi.

Avec des investisseurs d’un nouveau type. On citera les créatifs des studios 3D Anshechung, basés en Chine. Comme d’autres « groupes » issus du monde entier, ils font main basse sur d’immenses parcelles encore bon marché, et il est parfois complexe de connaître l’origine des fonds investis. Les capitaux circulent librement et jusqu’à un certain volume de transactions, pas besoin d’être déclaré en tant qu’agent immobilier. Conséquence, SL regorge de prospecteurs plus ou moins sérieux. Et comme en « real life », les prix grimpent. Certains terrains bien situés se négocient à hauteur de plusieurs centaines de milliers de dollars (des vrais ceux-là). Mais rassurons tout de suite tous les fauchés de la planète… dans Second Life, il est aussi possible de louer des locaux et d’installer un bureau pour quelques euros. A la semaine, au mois ou à l’année. De même pour venir se détendre dans des archipels plus vrais que nature, en s’économisant le billet d’avion. Ou simplement de devenir membre de groupes et de communautés virtuelles dans Second Life. Inutile de les décrire ici, il y en a plusieurs milliers.